Assassinat de notre collègue Samuel Paty : deuil, recueillement et solidarité

Vous trouverez ci dessous les principaux lieux de rassemblement pour l’Académie de Besançon, ainsi que le communiqué de presse intersyndical liée à ce drame.

Dimanche 18 octobre 2020

Belfort : 15h Place de la République devant la Préfecture

Besançon : 15h Esplanade des Droits de l’Homme

Lons le Saunier : 15h Place de la Liberté

Vesoul : 15h, Place de la République

Montbéliard : 15h devant le lycée des Huisselets

Communiqué : Comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle

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COMMUNIQUÉ
Paris, le 8 octobre 2020

Le ministère refuse d’entendre les difficultés des personnels et des élèves, et s’obstine dans un véritable démantèlement de la voie professionnelle

Le 7 octobre, le comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle s’est tenu dans une ambiance tendue. Alors qu’un bilan de rentrée était à l’ordre du jour, l’administration a tenté de l’éluder en embrayant d’emblée sur des données liées à l’orientation : pas un mot sur les effets de la crise sanitaire et économique sur les personnels et les élèves.

Tous les membres de ce comité de suivi ont relaté l’épuisement des personnels, les difficultés accrues des élèves et dit haut et fort le besoin de temps pour supporter autant de bouleversements dans le contexte. Une grande partie de la fatigue est imputable à la montée en charge de la réforme qui impose des emplois du temps extrêmement contraints et des timings intenables : réforme des programmes, montées en puissance des dispositifs pédagogiques, généralisation des familles de métiers, rénovation de diplômes…

À cela s’ajoutent les difficultés accrues pour trouver des lieux de PFMP et la « fausse bonne idée » du ministère avec sa « FAQ » dont les préconisations ne s’appuient sur aucun texte réglementaire et contreviennent aux textes en vigueur. Suite à l’intervention du SNUEP-FSU, le ministère a balayé le problème en précisant que les propositions n’avaient pas valeur d’obligation. Le SNUEP-FSU a demandé qu’une note soit envoyée à tou·tes les IEN et chef·fes d’établissement car certain·es s’emparent déjà de cette FAQ en la présentant comme une note de service ou une circulaire pour forcer les personnels à la mettre en œuvre – ce qui accroit les tensions localement.

L’aménagement de la co-intervention en quatre options en terminale pour la rentrée 2021 est confirmé. Les quatre options seraient :

  • – Maintien de la co-intervention telle qu’elle est définie par l’arrêté en vigueur ;
  • – Transformation en modules poursuite d’études ;
  • – Transformation en module insertion professionnelle ;
  • – Initiation d’enseignement de la philosophie.

Évidemment le ministère ne pouvait ni faire simple, ni cadrer les choses pour faciliter le travail des personnels. Au prétexte d’autonomie et de « souplesse », les options devront être inscrites dans le projet d’établissement et votées en conseil d’administration. Exiger cette tâche supplémentaire sur cette année particulière afin que les options soient effectives en septembre 2021, c’est nier une fois de plus le travail monumental engagé par les enseignant·es pour mener à bien leurs missions. Les élèves auront le choix et pourront changer d’options en cours d’année : quid de nos obligations de service et de nos emplois du temps déjà bien entamés avec la réforme ? La fameuse « souplesse » longuement répétée risque fort de transformer ces options en véritables usines à gaz dans les établissements !

Le SNUEP-FSU dénonce la volonté du ministère, dans son projet de loi de finance 2021, de supprimer des postes dans le second degré l’an prochain.

Si le SNUEP-FSU revendique depuis longtemps un enseignement de philosophie en terminale, il dénonce l’absence de moyen alloué, son caractère optionnel et l’absence de formation prévue pour les PLP qui seraient volontaires.

Une fois de plus, la voie professionnelle, ses personnels, ses élèves et ses formations sont fortement malmenées !

Le SNUEP-FSU s’engage à informer régulièrement les personnels sur l’ensemble des choix du ministère qui dégradent toujours plus nos conditions de travail, sur l’ensemble des choix qui vont transformer en profondeur nos métiers – cette réforme en est déjà un exemple, sur l’ensemble des choix qui instaureraient une individualisation de nos salaires et de nos carrières. Le SNUEP-FSU alerte sur le risque d’un démantèlement accéléré de nos lycées professionnels et dont nos élèves seront les premières victimes.

Bac pro, CAP, BEP session 2020 : des modalités devant rester exception

COMMUNIQUÉ
Paris, le 18 mai 2020

Vendredi 15 mai 2020 s’est tenue une audience multilatérale avec la Dgesco sur l’organisation exceptionnelle de la session 2020 des examens de la voie professionnelle. Cette multilatérale précédait un Conseil supérieur de l’Éducation prévu, sans vote, sur le même sujet, ce lundi 18 mai.

Pourtant, dès le 7 mai, sans l’adresser aux organisations syndicales, et avant même la tenue des instances représentatives, la Dgesco diffusait aux Chef·fes d’établissement et aux IEN un « Point d’information » relatif aux modalités de prise en compte des résultats obtenus par les élèves durant l’année scolaire. Clairement, pour le SNUEP-FSU, même si un cadrage national était nécessaire, celui-ci n’aurait pas dû s’effectuer dans des conditions qui sont loin de respecter le « dialogue social ».

Globalement, les modalités de prise en compte des CCF et du contrôle continu des élèves pour l’examen semblent chercher à limiter les inégalités entre les candidat×es et les iniquités selon les établissements d’origine. Certaines de ces modalités pourraient toutefois engendrer des tentatives de pressions locales pour « gonfler les résultats » au détriment de la crédibilité des diplômes délivrés lors de cette session qui doit rester exceptionnelle.

Par ailleurs, les tâches de calcul et de remontée des notes vont alourdir la charge de travail des enseignant×es en cette période particulière où il leur faudra parallèlement continuer à maintenir aussi longtemps que possible le lien scolaire avec leurs élèves.

Enfin, le ministère s’obstine à vouloir organiser l’habituel oral de contrôle, épreuve du second groupe du bac pro. Pour le SNUEP-FSU cette volonté pose de nombreuses questions, tant sur la possibilité sanitaire d’une telle organisation, que sur le contenu des épreuves alors proposées, pour des candidat×es qui, de fait, n’auront pas pu suivre l’intégralité du programme. Le ministère envisage que leur soit délivrée, dans chaque établissement et pour chaque matière concernée, une attestation énumérant les parties de programmes qu’il aura été possible de traiter. Pour le SNUEP-FSU, cette solution ne limite en rien le risque sanitaire lié au déroulement d’oraux et compliquera leur organisation, tant pour les candidat×es que pour les examinateurs et examinatrices. En cette année particulière et plus encore que d’habitude, car seuls des CCF et du contrôle continu contribueront à la réussite à l’examen, l’épreuve de contrôle paraît superflue. Le SNUEP-FSU en demande donc, plus que jamais, la suppression.