6 mai 1971 : PENDANT LA COMMUNE DE PARIS, NAISSANCE DE l’Enseignement Professionnel.

La commune n’est pas morte ! Parmi tous les projets et idées défendus par la commune, l’éducation était un point central. Jusqu’alors, même si les écoles publiques existaient depuis 1850, on devait y enseigner la religion et tout le programme était contrôlé par l’Église catholique. Après avoir dès le 2 avril 1871 prononcé la séparation de l’Église et de l’État, la Commune pouvait appliquer le programme d’« éducation nouvelle ». L’éducation est « la question mère, qui embrasse et domine toutes les questions politiques et sociales ». Elle doit devenir « un service public de premier ordre ». Édouard Vaillant, délégué à l’enseignement, pose les bases de l’école que nous défendons : laïque, gratuite et obligatoire. L’instruction religieuse doit être supprimée, et l’école doit être gratuite pour les enfants des 2 sexes.Les bases de communards pour l’enseignement sont la science et la raison : … « la méthode expérimentale ou scientifique, celle qui part toujours de l’observation des faits quelle qu’en soit la nature, physique, moraux, intellectuels ».La Commune s’intéresse également à l’enseignement professionnel. Elle veut faciliter « l’apprentissage et l’exercice de la profession vers laquelle l’enfant dirige ses goûts et ses aptitudes » écrit Vaillant. Cet enseignement professionnel doit être « intégral », en donnant aux élèves en plus la formation professionnelle un solide bagage de culture générale. Sous son impulsion, dans l’urgence et sous le feu des combats, 2 écoles professionnelles, dont une pour jeunes filles sont ouvertes. Ce qui souligne son attachement au fait de permettre aux femmes d’exercer des métiers qualifiés.Sous l’impulsion de Vaillant, un des derniers décrets de La Commune a également instauré l’égalité des salaires pour les institutrices et instituteurs de Paris : premier décret d’égalité salariale.