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Rendez Vous manifestations du 6 février 2020

Doubs

  • Besançon : Manifestation 10h30 l’Esplanade des Droits de l’Homme (devant la mairie) –

(manifestation « travailleurs trop âgés » : Toutes et tous les manifestant.es sont incité.es à se déguiser en travailleur.euses âgé.es.

A la fin de la manif, nous nous écroulerons devant la préfecture pour symboliser l’épuisement des travailleur.euses trop âgé.es !

AG éducation – 14h dans les locaux d’Hôp hop hop (site de l’Arsenal, porche face à l’hôpital Saint Jacques).

  • Montbéliard : Manifestation 14h Champ de foire.

Jura : Manifestations sonores

  • Saint-Claude : 10h30 Place du 9 avril
  • Lons-le-Saunier : 17h30 Place de la Liberté (avec des Lumières et en Rosies)
  • Dole : 10h Avenue de Lahr

Haute-Saône

  • Luxeuil les Bains : 9h Barrage filtrant au Rond point de St Sauveur. Opération escargot si assez de monde.

Territoire de Belfort

  • Belfort : 10h00 – Maison du Peuple

DU JAMAIS VU, LE MINISTRE INNOVE EN ENVISAGEANT DE SUPPRIMER UN DIPLÔME PROFESSIONNEL

Le jeudi 6 février, le ministre convie journalistes et personnalités diverses à un déjeuner de presse pour vanter la vitrine de sa réforme de la voie professionnelle : les campus des métiers et des qualifications. À l’opposé de cette vitrine, il persiste à démanteler méticuleusement les lycées et les diplômes professionnels.

Le ministère envisage de supprimer purement et simplement le BEP. Ce diplôme a déjà subi une attaque forte lors de la généralisation du bac pro 3 ans au sens où, depuis, il ne bénéficie plus d’une formation spécifique. Il s’obtient dorénavant par des épreuves certificatives qui se déroulent l’année de première bac pro – d’où son nom de diplôme intermédiaire. Le ministre Blanquer est un des instigateurs de ce coup dur porté au BEP.

Aujourd’hui, il envisage d’aller encore plus loin en remplaçant ce diplôme, reconnu par les conventions collectives donc reconnu par les entreprises, par une attestation.

Tous les jeunes quittant la voie professionnelle avant l’obtention du baccalauréat n’auraient donc plus la possibilité d’obtenir un premier niveau de qualification par un diplôme. Or, comme le soulignent toutes les études, le diplôme reste un rempart contre la précarité et le chômage.

Si cette mesure était mise en œuvre, elle aurait de lourdes conséquences pour les jeunes qui décrocheraient et se retrouveraient de fait à grossir les rangs de celles et ceux qui sortent du système éducatif sans qualification.

Ce choix est à l’opposé des objectifs affichés de sécurisation des parcours scolaire et professionnel des jeunes. Une fois de plus M. Blanquer fait la preuve du fossé qui existe entre son discours et la réalité de ses actes.

Le SNUEP-FSU refusera ce scénario car il est dangereux pour les jeunes et irrespectueux des personnels engagé·es au quotidien pour faire réussir et qualifier tou·tes les élèves.

Il exige le maintien du BEP et demande à ce que les épreuves de ce diplôme intermédiaire redeviennent ponctuelles et terminales pour libérer du temps disciplinaire et redonner du temps d’enseignement aux enseignant·es.

Rendez vous académique 24 janvier 2020

Besançon

  • RDV dès 7h15 pour action devant le lycée Condé
  • manifestation à 10h30, départ parvis de la gareNe pas oublier d’apporter des outils de travail périmés ou usagés à jeter pour rendre bien visible notre action (devant le site du Rectorat de l’avenue Carnot)

Lons le Saunier

  • manifestation à 14 h 30 place de la liberté

Vesoul

  • 10h rendez-vous devant la DSDEN Ne pas oublier d’apporter des outils de travail périmés ou usagés à jeter pour rendre bien visible notre action (devant la DSDEN).

Belfort

  • 9h rendez-vous à la Maison du Peuple pour AG puis manifestation

Le ministre Blanquer ne peut plus nier les difficultés des professeur·es de lycée professionnel

COMMUNIQUÉ
Paris, le 17 janvier 2020

Malgré le discours de notre ministre Blanquer, les reformes en cours dans la voie professionnelle, avec des dispositifs pédagogiques imposés (co-intervention et chef-d’œuvre notamment), la multiplication des heures supplémentaires et les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine amplifient le malaise enseignant et la souffrance au travail.

Dans un système éducatif mis sous tension à tous les niveaux, les enseignant·es les plus touché·es sont bien souvent les non titulaires. Soumis à une pression énorme, ce sont les premières victimes des suppressions de postes. Pour garder leur emploi, ils et elles sont souvent obligé·es d’accepter d’enseigner sur deux voire trois établissements. De plus, ils et elles sont aussi les premières victimes des pressions hiérarchiques de la part de chef·fes d’établissement ou d’inspecteurs·trices qui ont tout pouvoir sur le devenir professionnel de ces personnels précaires.

D’année en année, le SNUEP-FSU n’a de cesse d’alerter sur la dégradation des conditions d’exercice du métier de professeur·e de lycée professionnel et sur la situation des non titulaires. Force est de constater que la souffrance professionnelle pousse encore certains professeurs au suicide comme cela a encore été le cas récemment au lycée polyvalent Jean Moulin dans les Ardennes. Au-delà de ce passage à l’acte dramatique, le ministre doit enfin prendre ces questions de conditions de travail au sérieux. L’administration ne peut pas renvoyer ces accidents de services à des problèmes personnels, comme si la dégradation des conditions d’exercice du métier n’avait pas de conséquences sur la santé mentale et physique donc sur la vie privée des personnels.

Le SNUEP-FSU demande à ce que le métier de PLP soit enfin revalorisé et que les conditions d’exercice soient améliorées contrairement à ce qui est fait depuis plusieurs années. Cela passe par une meilleure rémunération, une meilleure formation initiale est continue, une gestion plus humaine des ressources humaines, un nombre d’heures hebdomadaire de face-à-face pédagogique diminué pour permettre un travail équipes pluriprofessionnelles, un moratoire sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement professionnel qui transforme de façon brutale le métier et qui met de nombreux·ses enseignant·es face à des difficultés intenables.

Le SNUEP-FSU continue à exiger la mise en œuvre d’un plan de titularisation des non titulaires dont la part est beaucoup plus importante en lycée professionnel que dans les autres établissements du second degré.