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Comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle Le SNUEP-FSU porte la parole des professeur·es de lycée professionnel

Lors de la première séance du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle, ce mardi 24 septembre, le SNUEP-FSU a alerté une nouvelle fois le ministre sur les dangers relatifs aux conditions de travail des personnels comme aux conditions d’études des jeunes.

Conformément à son engagement, le SNUEP-FSU porte la parole des collègues au plus près de leurs préoccupations et partout où lui en ai donné la possibilité.

Le SNUEP-FSU a rappelé la décision du CHSCT ministériel du 5 septembre dernier qui confirme la responsabilité du ministère sur les risques psycho-sociaux liés à la réforme. Il exige donc que les collègues soient compris et que des solutions concrètes soient apportées aux nombreux problèmes déjà prégnants.

Pour le SNUEP-FSU, le comité doit dépasser la simple amélioration des dispositifs. La pertinence de ces derniers doit être interrogée au prisme de la réussite des jeunes et des conditions de travail des personnels. Ces derniers, en tant qu’experts, doivent être entendus.

Le SNUEP-FSU, en intersyndicale, a lancé une enquête afin de recueillir l’avis des professeur·es en lycée professionnel et porter leur parole. Il les appelle à y répondre et, dans les établissements et les stages, à proposer et défendre d’autres perspectives pour leur métier et pour la formation professionnelle initiale des jeunes.

Rentrée 2019 dans nos LP

Répondre au questionnaire intersyndical

La réforme Blanquer de la Voie Professionnelle a des conséquences directes sur nos conditions de travail : des emplois du temps plus compliqués du fait des dispositifs en barrette, moins d’heures disciplinaires pour réaliser les nouveaux programmes et une charge de travail accrue. Cette réforme dégrade aussi, de fait, les formations professionnelles des jeunes.

Ce questionnaire intersyndical a pour objectifs d’analyser, au plus près de vos remarques, les éléments de la réforme les plus dangereux et de construire ensemble des perspectives d’actions. Votre avis est important, prenez quelques minutes pour y répondre !

Pour sauver l’École et la Fonction Publique, la lutte continue ! Retraite à point = danger !

La retraite par points, c’est une fin de carrière incertaine voire précaire pour chacun. La pension d’un enseignant avec une carrière complète de 43 ans pourrait baisser de plus de 30 % ! La valeur du point ne sera pas acquise, la pension pourra diminuer au fil du temps.

La retraite par points, c’est une solidarité mise à mal pour favoriser les assurances individuelles et la capitalisation ! C’est un système injuste qui pénalisera les fonctionnaires !

La FSU demande :

  • l’augmentation des salaires
  •  la revalorisation du niveau des pensions
  •  l’égalité femmes/hommes
  •  la garantie des droits familiaux et des pensions de reversion
  •  la prise en compte des années d’étude et de stages
  •  la prise en compte de la pénibilité du travail, l’aménagement des fins de carrière

Tous en grève le mardi 24 septembre

  • VESOUL, dès 11 h Place de la République
  • BESANCON, à 10 h 30 Place de la Révolution
  • BELFORT, à 10 h devant la Maison du Peuple

Appel à la grève du 17 juin

Le SNUEP-FSU appelle les enseignants du second degré à la grève le 17 juin, jour de surveillance de la première épreuve du bac 2019.

Cette modalité d’action, exceptionnelle pour des professeurs attachés à la réussite de leurs élèves et à l’existence de diplômes nationaux, montre bien la gravité de la situation dans laquelle se trouve l’Éducation Nationale.

Le 17 juin, les premières épreuves.

La grève porte sur le premier jour des épreuves ponctuelles du baccalauréat professionnel. Jour des épreuves de français et d’histoire-géographie. Des disciplines particulièrement mal traitées, tant par la réforme que par de nouveaux programmes très contestés.

Le Gouvernement et le Ministre responsables

Le ministre de l’Éducation Nationale porte la totale responsabilité de cette grève et des conséquences qui pourraient en résulter : Il n’a ni renoncé ni même infléchi son projet de réforme de la voie professionnelle, largement contestée depuis un an. Un projet qui est une machine infernale, néfaste pour les conditions de formation des élèves et mais aussi pour leur avenir.

Malgré les annonces présidentielles, il n’a rien fait pour rétablir le pouvoir d’achat des enseignants largement entamé par des années d’austérité salariale. Pire, il supprime 2600 emplois dans le second degré pour la rentrée prochaine, dont 600 dans les lycées professionnels, qu’il prétend revaloriser.

Malgré des mobilisations convergentes des enseignants et des parents, du 1er et du 2nd degré, il maintient la loi Blanquer qui conduit, par l’intimidation, à museler la profession. 

Le gouvernement et sa majorité en imposant une réforme de la fonction publique qui dénature complètement le fonctionnement des services publics partage cette responsabilité.

L’heure est grave, c’est pourquoi les personnels sont appelés à la grève le 17 juin 2019.