EXAMENS professionnels 2020 : l’urgence d’une clarification

Pour le SNUEP-FSU, protéger la santé des élèves et des personnels constitue l’élément prioritaire qui doit guider toute prise de décision au sein du ministère de l’Éducation nationale.

La crise sanitaire d’ampleur que nous traversons nécessite des mesures exceptionnelles qui ont conduit au confinement et aux arbitrages concernant les examens 2020. Le ministre a fait le choix de modifier les modalités d’examen pour l’obtention des diplômes professionnels : baccalauréat, certificat d’aptitude professionnelle, diplôme national du brevet professionnel et diplôme intermédiaire.

Le peu de temps qu’il a consacré aux diplômes professionnels dans sa conférence de presse, alors même qu’ils sont les plus complexes, est révélateur du fait que sa priorité est ailleurs.

Cette nouvelle situation n’a pas pu être anticipée dans la préparation des jeunes. Elle nécessite donc des aménagements précis et nationaux pour éviter injustices et traitements inégaux.

En se limitant à la prise en compte des CCF et du livret scolaire, le ministre laisse un grand flou pour les personnels et les candidat×es. Il y a autant de situations que d’établissements voire d’élèves : CCF non passés ou alors en partie ou encore intégralement. Quelle part de contrôle continu ? Quelle prise en compte des PFMP ? Comment valider des permis ou certaines certifications et habilitations obligatoires pour l’obtention du diplôme ?

Le SNUEP-FSU exige une clarification rapide des modalités d’examens qui doivent être cadrées nationalement pour éviter des aménagements locaux sources de pressions sur les personnels et d’inégalités pour les jeunes.

Concernant la prise en compte de l’assiduité : ce sont des paroles. Elles ne peuvent se concrétiser en lycée professionnel puisque l’origine du décrochage scolaire, fortement amplifié par l’enseignement à distance, est bien plus complexe qu’une simple crainte d’obtenir ou pas un diplôme. Le SNUEP-FSU refuse donc toute prise en compte de l’assiduité dans l’obtention des diplômes professionnels.  Pour le SNUEP-FSU, c’est bien la pandémie qui introduit l’impossibilité de maintenir les examens. En aucun cas cette mesure exceptionnelle ne doit, à l’avenir, devenir une règle. 

Rendez Vous manifestations du 6 février 2020

Doubs

  • Besançon : Manifestation 10h30 l’Esplanade des Droits de l’Homme (devant la mairie) –

(manifestation « travailleurs trop âgés » : Toutes et tous les manifestant.es sont incité.es à se déguiser en travailleur.euses âgé.es.

A la fin de la manif, nous nous écroulerons devant la préfecture pour symboliser l’épuisement des travailleur.euses trop âgé.es !

AG éducation – 14h dans les locaux d’Hôp hop hop (site de l’Arsenal, porche face à l’hôpital Saint Jacques).

  • Montbéliard : Manifestation 14h Champ de foire.

Jura : Manifestations sonores

  • Saint-Claude : 10h30 Place du 9 avril
  • Lons-le-Saunier : 17h30 Place de la Liberté (avec des Lumières et en Rosies)
  • Dole : 10h Avenue de Lahr

Haute-Saône

  • Luxeuil les Bains : 9h Barrage filtrant au Rond point de St Sauveur. Opération escargot si assez de monde.

Territoire de Belfort

  • Belfort : 10h00 – Maison du Peuple

DU JAMAIS VU, LE MINISTRE INNOVE EN ENVISAGEANT DE SUPPRIMER UN DIPLÔME PROFESSIONNEL

Le jeudi 6 février, le ministre convie journalistes et personnalités diverses à un déjeuner de presse pour vanter la vitrine de sa réforme de la voie professionnelle : les campus des métiers et des qualifications. À l’opposé de cette vitrine, il persiste à démanteler méticuleusement les lycées et les diplômes professionnels.

Le ministère envisage de supprimer purement et simplement le BEP. Ce diplôme a déjà subi une attaque forte lors de la généralisation du bac pro 3 ans au sens où, depuis, il ne bénéficie plus d’une formation spécifique. Il s’obtient dorénavant par des épreuves certificatives qui se déroulent l’année de première bac pro – d’où son nom de diplôme intermédiaire. Le ministre Blanquer est un des instigateurs de ce coup dur porté au BEP.

Aujourd’hui, il envisage d’aller encore plus loin en remplaçant ce diplôme, reconnu par les conventions collectives donc reconnu par les entreprises, par une attestation.

Tous les jeunes quittant la voie professionnelle avant l’obtention du baccalauréat n’auraient donc plus la possibilité d’obtenir un premier niveau de qualification par un diplôme. Or, comme le soulignent toutes les études, le diplôme reste un rempart contre la précarité et le chômage.

Si cette mesure était mise en œuvre, elle aurait de lourdes conséquences pour les jeunes qui décrocheraient et se retrouveraient de fait à grossir les rangs de celles et ceux qui sortent du système éducatif sans qualification.

Ce choix est à l’opposé des objectifs affichés de sécurisation des parcours scolaire et professionnel des jeunes. Une fois de plus M. Blanquer fait la preuve du fossé qui existe entre son discours et la réalité de ses actes.

Le SNUEP-FSU refusera ce scénario car il est dangereux pour les jeunes et irrespectueux des personnels engagé·es au quotidien pour faire réussir et qualifier tou·tes les élèves.

Il exige le maintien du BEP et demande à ce que les épreuves de ce diplôme intermédiaire redeviennent ponctuelles et terminales pour libérer du temps disciplinaire et redonner du temps d’enseignement aux enseignant·es.

Rendez vous académique 24 janvier 2020

Besançon

  • RDV dès 7h15 pour action devant le lycée Condé
  • manifestation à 10h30, départ parvis de la gareNe pas oublier d’apporter des outils de travail périmés ou usagés à jeter pour rendre bien visible notre action (devant le site du Rectorat de l’avenue Carnot)

Lons le Saunier

  • manifestation à 14 h 30 place de la liberté

Vesoul

  • 10h rendez-vous devant la DSDEN Ne pas oublier d’apporter des outils de travail périmés ou usagés à jeter pour rendre bien visible notre action (devant la DSDEN).

Belfort

  • 9h rendez-vous à la Maison du Peuple pour AG puis manifestation